Donner son plasma : un petit geste qui change des vies (vraiment) ✨
door Student.be
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Tu connais sûrement le don de sang. Peut-être même que tu l’as déjà fait. Mais est-ce que tu sais ce qu’est le don de plasma ? Non ? Tu n’es pas seul. Beaucoup de jeunes n’en ont jamais entendu parler, et pourtant, c’est un type de don essentiel pour traiter de nombreuses maladies, souvent rares et complexes.
Et pour que ça ne reste pas un simple sujet "sérieux" de plus, on t’embarque dans une vraie histoire. Celle de Lisa, étudiante de 21 ans, qui vit grâce aux dons de plasma. Littéralement.
Tu vas voir : c’est concret, touchant, et surtout, ça te donne une bonne raison de te bouger (et de comprendre ce que tu peux faire, toi aussi, à ton échelle) 💪🏻
🎙️ “Sans ces dons, je ne serais pas la même personne aujourd’hui”
Salut Lisa ! Tu peux te présenter ?
Je m'appelle Lisa Hilson, j’ai 21 ans et je suis en dernière année à l’ISFSC en communication. Toute petite, je tombais tout le temps malade : bronchites à répétition, pneumonies… À 12 ans, les médecins ont fini par poser un diagnostic : un déficit immunitaire. Depuis, je reçois du plasma en intraveineuse toutes les trois semaines.
Et du coup, c’est quoi exactement le plasma ?
C’est un composant du sang, un liquide jaune clair qui transporte plein d’éléments importants comme les anticorps ou certaines protéines. Quand on donne son plasma, on peut en extraire des traitements très précieux, notamment pour des gens comme moi, qui ont un système immunitaire défaillant.
Tu sais comment se passe un don ?
Oui ! Le sang est prélevé puis séparé : on garde le plasma, et on te rend le reste (les globules rouges, les plaquettes…). Tout ça se fait dans un centre spécialisé, allongé dans un fauteuil. Le don dure environ une heure, mais c’est bien encadré, on peut lire, écouter de la musique… ou même dormir un peu ! *rires*
Tu as choisi ce sujet pour ton mémoire. Pourquoi ?
En cours, on réfléchissait à nos sujets de mémoire. J’ai pensé au don de sang, puis en parlant avec mes parents, je me suis dit : “Mais en fait, je reçois du plasma depuis des années… pourquoi ne pas en parler ?” Ce type de don est encore très peu connu, surtout chez les jeunes. Et moi, je peux témoigner de son importance, au quotidien. Alors j’ai voulu en faire le sujet central de mon travail, pour sensibiliser. J’ai même réalisé une vidéo avec un ami, qui a donné pour la première fois. Il a trouvé ça beaucoup plus simple qu’il ne pensait.
Ta maladie est assez rare, non ?
Oui, après des analyses génétiques très longues, on m’a d’abord diagnostiqué un déficit en caspase 8. C’est très peu documenté : à ce jour, seulement six cas sont connus dans la littérature médicale. Ma sœur est aussi atteinte. Malheureusement, comme on l’a su tard, mes poumons ont été abîmés. L’un de mes lobes ne fonctionne plus. Les médecins avaient envisagé de le retirer, mais l’opération était trop lourde. Depuis, la situation a évolué : des analyses complémentaires ont été réalisées, et il est désormais possible que le diagnostic initial soit remis en question. Les médecins ne sont plus certains, donc on peut dire que le diagnostic reste en cours.
Tu te souviens de ton quotidien avant les traitements ?
Bien sûr. C’était très lourd : jusqu’à dix bronchites par an, plusieurs pneumonies… J’étais souvent à l’hôpital. Au départ, je recevais du plasma toutes les quatre semaines, mais c’était insuffisant. Les symptômes revenaient. On a donc ajusté les injections à toutes les trois semaines. Depuis, je vais beaucoup mieux.
Et aujourd’hui, tu arrives à suivre tes études malgré tout ?
Oui, mais je dois sans cesse m’adapter. C’est une maladie invisible : je parais en forme, mais je suis très fatiguée. Après une journée de cours, je suis épuisée. Et puis je dois faire attention aux efforts physiques : je ne pourrai jamais monter la butte du Lion à Waterloo, par exemple. J’ai dû arrêter la danse, mais j’espère reprendre après mes études. Ma pneumologue m’y encourage.
Tu veux dire un mot aux personnes qui travaillent dans les centres de don ?
Oui, un grand merci. On n’en parle pas assez, mais sans eux, rien de tout cela ne serait possible. Leur travail est es
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sentiel, et je leur en suis très reconnaissante.
Et pour les donneur·euses ?
Encore plus. Grâce à leurs
dons, je suis là aujourd’hui. Je peux vivre, étudier, faire des projets. Peut-être que je ne serais pas en train de répondre à cette interview sans eux. Je leur dois beaucoup.
Qu’est-ce que tu dirais à un·e jeune qui hésite à donner ?
Je lui dirais simplement de foncer ! Ce n’est pas douloureux, c’est bien encadré par les équipes de la Croix-Rouge et tu sais que tu fais une vraie différence. Tu peux sauver une vie sans même t’en rendre compte. Et puis, on te propose toujours une collation après le don, c’est la petite récompense *rires*.
💡Ce qu’on retient (et pourquoi tu devrais y penser sérieusement)
Le don de plasma, ce n’est pas juste une bonne action sur papier. C’est un vrai coup de pouce pour des personnes comme Lisa, qui en ont besoin pour vivre normalement, étudier, faire des projets, rigoler avec leurs potes ou simplement respirer un peu mieux.
Et toi, concrètement ?
• Tu as entre 18 et 65 ans, tu es en bonne santé ? Tu peux donner.
• Tu veux aider sans trop de contraintes ? En un peu plus d’une heure, tu fais une vraie différence.
• Tu veux savoir où aller ? Consulte les centres de don en Belgique ici.
• Tu as encore des questions ? Tu trouveras toutes les réponses ici sur le site de la Croix-Rouge.
Si tu souhaites avoir plus d'infos n'hésite pas à aller jeter un oeil à ta vidéo => Qu'est ce que le plasma ?
Un geste pour toi, un grand souffle pour quelqu’un d’autre.
Alors, prend rendez-vous sur le site de la Croix-Rouge ✨
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