Étudier à l’École Royale des Sous-Officiers (ERSO) de la Défense
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Sais-tu que tu peux aussi étudier au sein de la Défense et sais-tu que, écoute bien, tu es payé pour ça ? Est-ce que j'ai ton attention ? Bien, alors lis vite la suite. Beau et Guillaume étudient à l’ERSO, l'École Royale des Sous-Officiers, et nous donnent un aperçu de leur vie quotidienne.
« On est tous les jours avec sa deuxième famille et il y a une bonne ambiance, ce qui compense les longues et dures journées de cours. » – Guillaume
Formation des sous-officiers
L’ERSO t’apprend un métier et te prépare ainsi à une carrière à la Défense. Tu peux directement y entrer quand tu as terminé tes études secondaires (avec un diplôme en poche, bien sûr). Une fois admis, tu peux choisir entre une formation technique au sein de la filière aérienne, terrestre ou navale ou une formation non-technique. Pour cette dernière, tu reçois une formation purement militaire, et là aussi, il existe un éventail d'options. Des postes de combat comme le para-commando, des postes médicaux comme l'ambulancier, des postes de service comme le cuisinier ou l'assistant administratif.
Les jeunes parmi les avions
Guillaume obtient son diplôme de secondaire en électromécanique et un avenir militaire s’offre à lui. « Mon arrière-grand-père travaillait à la Défense. J’adorais écouter ses histoires passionnantes et elles m'ont fait comprendre que je voulais aussi une carrière militaire plus tard. »
L'aviation a intéressé Guillaume dès son plus jeune âge. Il a grandi à Zaventem où il allait régulièrement observer les avions et lisait des livres sur les avions par douzaine. « J'ai donc voulu faire de mon hobby mon métier, et je suis allé étudier la technologie aéronautique à l’ERSO ».
Une deuxième famille
« Ce que j'aime le plus dans les études à la Défense, c'est la convivialité. Tu es avec ta deuxième famille tous les jours et il y a une bonne ambiance (rires), ce qui compense les longues et dures journées de cours. »
Dès son plus jeune âge, Guillaume a voulu découvrir de nouvelles cultures. « J'aimerais donc vraiment participer à des missions à l'étranger par la suite. Dans mon schéma idéal de l'avenir, je travaillerai d'abord comme technicien pendant quelques années, puis je deviendrai “loadmaster„. Dans ce cas, tu te retrouves à l'arrière des gros avions cargo et tu dois contrôler tout ce qui concerne la cargaison. En tant que “loadmaster„ au sein de l’équipage de vol, tu accompagnes les transports de marchandises ou de para-commandos. Exactement ce que je veux. »
Relever le défi
Outre la convivialité et l'aspect éducatif, Guillaume utilise le mot défi pour décrire la formation. « Tu apprends des choses et fais des choses que tu n’as jamais faites auparavant. Faire des exercices de tir ou participer à la parade du 11 novembre, tu ne feras jamais ça dans la vie civile. La phase d'initiation militaire m'a particulièrement marqué. Tu arrives en tant que civil et tu apprends à travailler avec des individus. En fin de compte, on atteint la ligne d'arrivée ensemble, pas seul en tant qu'individu. Tes amis t’aident à traverser cette épreuve. C'est ce que j'aime. »
Sport et discipline
Beau étudie également au sein de la filière aérienne pour devenir technicien de maintenance avec une spécialisation en mécanique. « L'aspect technique, la discipline et la structure des études à la Défense m'ont particulièrement séduit. J'aime aussi beaucoup le sport et lorsque j'ai vu les options d'études sur le site de la Défense, le métier de technicien aérien m'a immédiatement séduit. J'ai toujours été fasciné par les avions. »
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Une journée à l’ERSO est organisée de manière très stricte. Le réveil sonne à 6h du matin tous les jours (pfiou, je vous entends déjà bailler mais lisez quand même 😉 ). Les corvées, le salut au drapeau, les cours théoriques, l'étude obligatoire et le sport sont le programme quotidien de Beau et Guillaume. Un soir par semaine, vous êtes autorisé à sortir en tant qu'étudiant de première année et puis ça devient 2 soirs et 2 permissions de nuit en deuxième année.
Des amis pour la vie
Beau trouve ces longues journées difficiles, mais tu reçois beaucoup en retour. « L'atmosphère de groupe dans le peloton est incroyable. On dit toujours qu'à l'armée, on se fait des copains pour la vie, ce qui est vraiment vrai ! »
« Je n'oublierai jamais la phase d'initiation militaire en première année. C'est aussi le cas dans le peloton. Quand on voit des étudiants de première année faire certains exercices, nous on rigole et on se dit : “ah oui, on a tous dû faire ça aussi „. Les camps ont également été une belle expérience. Nous savions que nous allions être des techniciens, donc l'aspect militaire s'estompait un peu, mais nous étions vraiment impatients : lecture de cartes, bivouac, exercices de tir, ça reste gravé. »
Partir en mission à l'étranger est le rêve de Beau. « Les histoires que nos professeurs militaires racontent sur ce qu'ils ont vécu pendant une mission et sur les personnes qu'ils ont rencontrées, tu te dis : “ wow je veux ça aussi ! „. Par exemple des gens importants de superpuissances comme la France et les États-Unis.
Amoureux des avions
Intense, intéressante et ciblée, c'est avec ces 3 mots que Beau décrit sa formation. « La première année, j’étais souvent sur les nerfs. Parfois, j’ai dû sérieusement m’accrocher. »
« Je trouve que l'apprentissage des avions et de leur mécanique est très intéressant et orienté vers un objectif, car vous suivez des matières spécifiques qui ont un but précis. Vous faites le lien entre la théorie et la pratique. Après une leçon théorique, nous allons immédiatement voir un avion et nous appliquons également l'aspect pratique. »
« J'ai toujours été fasciné par les véhicules et plus je m'occupe d'avions... plus j’en deviens en quelque sorte amoureux, la Force aérienne est VIVANTE. »
Étudier à la Défense, ce n'est pas comme étudier dans n'importe quelle haute école ou université. « Les expériences amusantes et particulières l'emportent sur le parcours difficile et intensif. Par exemple, nous participons à des défilés et des parades. Le jour de l'armistice, nous nous rendons sur la tombe du soldat inconnu. J'ai également déjà participé à la parade vers le cimetière polonais de Lommel. C'est toujours impressionnant. »
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