Interview avec Cuuurtis : DJ, entrepreneur, et briseur de codes
par Student.be
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Chez Student, nous avons eu la chance de rencontrer Cuuurtis, un jeune entrepreneur qui fait vibrer Bruxelles avec ses événements uniques. Avec son expérience de DJ, il incarne l’entrepreneuriat au sens large, brisant les codes et rassemblant des personnes de tous horizons autour de la musique.
"Vis ma vie d'entrepreneur", concept en partenariat avec hub.brussels, nous permet de plonger dans le quotidien d'entrepreneurs passionnés et inspirants. Découvrons ensemble le parcours de Cuuurtis, sa vie dans le monde de la musique et ses conseils pour celles et ceux qui rêvent de se lancer à leur tour.
Hello Cuuurtis, tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?
Yes, alors moi c’est Cuuurtis, DJ bruxellois. Je mixe principalement du hip-hop, de l’afrobeat, du baile funk, de l’amapiano, et du RnB. En fait, j’ai grandi en écoutant du hip-hop et de l’afrobeat, merci à mes frères et sœurs pour ça (rires). Du coup, c’est naturel pour moi de passer de l’un à l’autre dans mes sets.
Je suis aussi le fondateur et DJ résident de 21AM et de La Prini, des événements où tout le monde est libre de venir comme il veut ! Sinon, j’ai eu la chance de mixer dans des clubs comme le Bloody Louis et le Volt, et de jouer sur des scènes comme Gyaldem, Trendy, ou encore en première partie de Dadju. Bref, je commence à m’installer doucement maintenant, mais toujours avec la même idée d'amener de la liberté partout où je passe !
Trop bien ! Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans le DJing et l’entrepreneuriat ?
Ça a commencé pendant le confinement. Mes potes m’ont offert une console de mix. À l’époque, j’étais étudiant en économie, donc ça faisait un bon passe-temps entre deux cours. Mais au bout d’un moment, j’étais plus focus sur mes mix que sur mes exams (rires). Le mix, c’est avant tout une passion, mais rapidement, j’ai vu le potentiel de transformer cette passion en un projet plus professionnel. Et puis y’a eu un déclic, mais pas forcément joyeux… Les sorties en boîte, c’était devenu insupportable. Je me faisais refouler pour des raisons pas toujours “éthiques”. Genre, tu te pointes, et direct tu sens que tu ne rentres pas dans leurs cases.
Ça m’a fatigué à force, du coup, je me suis dit : "Pourquoi pas créer un truc à moi, un endroit où tout le monde peut venir comme il est ?" Notre idée avec les potes, c'était de dire au plus grand nombre : Come As You Are. Et le plus important pour nous, c’est l’inclusivité et le partage. Le but, c’est que les gens viennent, s’ambiancent et se sentent bien.
Ta première soirée, c'était comment ?
La première soirée... (rires) C'était vraiment le brol de fou ! On a fait ça chez le père d’un pote, avec des moyens très limités, genre "qui ramène les enceintes ?" Mais honnêtement, ça s’est super bien passé. On n’avait pas besoin de plus, les gens ont adoré, l’ambiance était tellement bonne. Je me suis dit qu'on tenait un concept et qu'il fallait continuer et l'amener plus loin, c’était le début de quelque chose de grand ! (rires)
Et maintenant, t'en es où dans tes différents projets?
Ça fait quatre ans maintenant qu’on est à fond avec 21AM. Au début, c’était une ASBL, mais très vite, on a compris qu'il fallait professionnaliser tout ça pour pouvoir grandir, parce qu’on commence à se faire connaître. On a bossé avec des lieux bien connus à Bruxelles comme le Château Moderne. On est même en train de réfléchir à passer en société pour voir plus grand. De mon côté, j'ai eu l'opportunité de mixer à Dour et aux Ardentes l'été passé. Ça commence à vraiment prendre forme. Tout ce qui compte en vrai, c’est qu’on garde toujours notre concept de base : on veut rassembler des gens aux chemins de vie différents pour faire une même chose : s’ambiancer. C’est ça notre ADN.
Des conseils pour ceux qui veulent se lancer mais qui hésitent ?
Le meilleur conseil que j'aurais c'est "lance-toi !" Si tu veux vraiment faire un truc, lance-toi. Y’aura toujours des moments galères, ça c’est sûr, mais si je l’ai fait, tu peux le faire aussi. Le plus dur, c’est de commencer. Si j’avais écouté toutes les critiques qu’on me sortait, je serais jamais là aujourd’hui. Et puis, même quand c’est dur, faut se rappeler pourquoi tu fais ça, ce qui te fait kiffer.
Dans 5 ans, tu te vois où avec 21AM ?
L'objectif principal, c'est vraiment de créer un vrai socle pour la scène afrobeat, RnB et hip-hop sur Bruxelles. On veut structurer tout ça, pour que ces styles de musique aient une vraie place dans la scène événementielle de la ville, et si on devient une référence incontournable dans ces genres, c’est encore plus un succès !
Mon but, c’est que les soirées 21AM soient un rendez-vous pour les fans de ces styles. On veut que chaque événement soit un moment où les gens se sentent libres de venir comme ils sont, et qu’ils kiffent à fond sur la musique qui leur parle. Si on peut créer ou aider à développer une dynamique comme ça sur Bruxelles, ce serait déjà énorme.
Un dernier mot pour ceux qui nous lisent ?
Si t’as un projet en tête, fonce ! Hésite pas, même si t’as peur que ça marche pas. Tu sais jamais où ça peut te mener. Et surtout, reste comme t’es, c’est ça le plus important !
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