Le Corps européen de solidarité : quand la jeunesse prend la parole et agit
par Student.be
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Si tu as une idée de projet solidaire mais que tu ne sais pas par où commencer, le Corps Européen de Solidarité (CES) est peut-être la solution. Ce programme permet aux jeunes de 18 à 30 ans de s'engager dans des projets bénévoles en Belgique, en Europe et au-delà, ou de réaliser des initiatives locales avec un soutien financier et un accompagnement. Rencontre avec Ismaël, un des fondateurs de Génération Future, un projet inspirant qui a vu le jour grâce au CES.
« Montrer notre quartier comme on le vit »
Ismaël, d’où est venue l’idée de Génération Future ?
J'ai grandi dans les Marolles, c'est mon quartier. On en parle souvent, mais rarement en bien. Avec mes potes, on voulait changer ça et raconter notre propre histoire. On a commencé à filmer la vie du quartier : les commerçants, les assos, les événements, ... tout ce qui rend l’endroit unique et authentique. Très vite, on s’est dit qu’on pouvait aller plus loin et on a eu l’idée de lancer un journal télé.
Un journal télé, carrément ? Comment avez-vous concrétisé le projet ?
Ouais, l'idée était de créer notre propre JT, avec nos propres sujets, ceux qui nous concernent vraiment. Mais pour réaliser tout ça, on avait besoin de matériel, de formation, ... bref, d’un coup de pouce. C’est là qu’on a rencontré Rémi, notre coach. Il nous a parlé du Corps européen de solidarité et nous a aidés à monter un dossier. Grâce à ce financement, on a pu s’équiper et apprendre à faire les choses bien.
« Le Corps européen de solidarité nous a donné les moyens d’agir »
Comment le CES vous a-t-il concrètement aidé ?
D'abord, financièrement. On a pu acheter du matériel de tournage et de montage. Ensuite, ils nous ont accompagnés tout au long du projet, avec des conseils, des formations et même du soutien moral. Ce n'est pas juste une bourse, c'est un vrai accompagnement. Et ça, ça fait toute la différence.
Tu dirais que c’est accessible à tout le monde ?
Franchement, oui ! Il faut avoir une idée et être motivé. Les démarches administratives peuvent sembler un peu impressionnantes au début, mais on est bien guidés. Le plus dur, c’est de se lancer.
« Une aventure humaine avant tout »
Aujourd’hui, à quoi ressemble l’équipe ?
Au début, on était deux, Abdallah et moi. Maintenant, on est une vingtaine à bosser sur le projet. On organise des réunions, on répartit les tâches, on fait du montage, ... Chaque jour, ça avance et ça prend de l’ampleur !
Qu'est-ce qui vous motive le plus dans ce projet ?
C'est de voir qu'on change vraiment les choses. Avant, on avait l'impression qu'on nous collait une image sans qu'on puisse réagir. Maintenant, on a notre propre média, on raconte ce qui se passe chez nous avec notre regard. Et surtout, on donne la parole aux gens du quartier. Ils ont des histoires à partager, des projets, des initiatives super inspirantes. On leur donne une visibilité qu'ils n'auraient peut-être pas eue autrement.
« Des défis à relever, mais ça vaut le coup »
Quels ont été les plus grands défis que vous avez rencontrés ?
Franchement, il y en a eu plusieurs. D'abord, se professionnaliser. On n’avait pas d’expérience en journalisme ou en vidéo. On a tout appris sur le tas. Ensuite, le financement. Même avec la bourse du CES, il faut gérer le budget intelligemment. Et enfin, la régularité. Faire un JT, ça demande une discipline de fou. Il faut être constant, trouver des sujets intéressants, mobiliser l'équipe, ...
Et comment avez-vous surmonté ces obstacles ?
Avec de la détermination et du soutien. On a reçu des formations, on s’est entourés de personnes qui nous ont conseillé. Et surtout, on s’est accrochés. Il y a eu des moments de doute, mais voir notre projet grandir nous a donné la force de continuer.
« Inspirer d’autres jeunes à se lancer »
Quel impact espérez-vous avoir à long terme ?
On aimerait que Génération Future devienne une référence, un véritable média de quartier qui donne la parole à ceux qu'on n'entend pas assez. Et pourquoi pas inspirer d'autres jeunes à faire pareil, à créer leur propre projet.
Un message à faire passer à ceux qui hésitent à se lancer dans un projet de solidarité ?
N'attendez pas que quelqu'un vous donne la permission de réaliser vos idées. Si vous avez un projet, lancez-vous. Il y a des opportunités comme le CES qui sont là pour vous aider. Nous, on a osé et on ne regrette pas une seconde.
Propose un projet de solidarité pour financer tes idées ! Découvre comment faire ici.
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