Vivre de son art : Camille, entre enseignement et crĂŠations
par Student.be
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Camille est une artiste polyvalente, le genre Ă refuser de se limiter Ă une seule discipline. Entre tufting, cĂŠramique et mosaĂŻque, elle explore diffĂŠrents univers artistiques tout en partageant son savoir-faire avec celles et ceux qui aspirent Ă apprendre. Son parcours reflète lâĂŠquilibre dĂŠlicat entre crĂŠation personnelle et transmission, un vĂŠritable exemple d'entrepreneuriat crĂŠatif.
"Vis ma vie d'entrepreneur", concept en partenariat avec hub.brussels, nous permet de plonger dans le quotidien d'entrepreneurs passionnĂŠs et inspirants. DĂŠcouvrons ensemble le parcours de Camille, ses expĂŠriences dans le monde de lâart et ses conseils pour celles et ceux qui rĂŞvent de se lancer Ă leur tour.
Hello Camille ! Tu fais du tufting, de la cĂŠramique et de la mosaĂŻque, trois pratiques qui semblent assez diffĂŠrentes. Comment tâes-tu lancĂŠe dans lâentrepreneuriat ?
Hello ! Depuis toute petite, jâai toujours ĂŠtĂŠ attirĂŠe par l'artistique et tout ce qui est manuel. Après le lycĂŠe, jâai intĂŠgrĂŠ les Beaux-Arts de Bruxelles oĂš jâai ĂŠtudiĂŠ la tapisserie. Câest lĂ que jâai dĂŠcouvert cet amour pour la matière et pour la crĂŠation. Le tufting, câest venu un peu plus tard, en 2019, avec une amie, Margaux. On a dĂŠcouvert ce type de crĂŠations sur internet et on sây est mises ensemble. Jâai investi dans mon propre matĂŠriel juste avant le COVID, et pendant les confinements, jâen ai profitĂŠ pour vraiment me perfectionner. Puis, avec tout ça, jâai pu allier ma passion Ă une dĂŠmarche concrète et autonome, ce qui mâa petit Ă petit donnĂŠ envie de construire un projet autour de mon art.
Après les Beaux-Arts, tu as choisi de transmettre ce que tu as appris. Comment s'est passÊe cette transition vers l'enseignement ?
Oui, après nos ĂŠtudes aux Beaux-Arts en 2019, Margaux et moi avons ressenti le besoin de partager ce que nous avions appris. On a toujours ĂŠtĂŠ passionnĂŠes par le cĂ´tĂŠ manuel et crĂŠatif de notre formation, et on trouvait que ce savoir-faire devait ĂŞtre transmis. On sâest donc installĂŠes dans un atelier pour travailler sur nos projets personnels tout en organisant nos premiers ateliers de tissage. En 2021, on a officialisĂŠ le lancement de "Pouvoir Faire", avec pour but de permettre Ă d'autres de dĂŠcouvrir et de s'approprier ces techniques. On a voulu offrir un espace oĂš chacun peut explorer sa crĂŠativitĂŠ, que ce soit Ă travers le tissage ou, plus rĂŠcemment, le tufting. Ăa nous paraissait ĂŠvident de le faire dans notre parcours de crĂŠatrices, mais câĂŠtait aussi le premier pas vers la professionnalisation.
Justement, comment gères-tu cette dualitÊ entre enseigner et crÊer pour toi-même ?
C'est vrai que transmettre ce que j'ai appris, c'est hyper gratifiant, surtout quand je vois les gens s'approprier les techniques et crĂŠer leurs propres Ĺuvres. Mais ce qui me fait vraiment vibrer, c'est la crĂŠation. Mon rĂŞve, câest de pouvoir mây consacrer Ă 100%. RĂŠcemment, j'ai eu la chance dâĂŞtre admise Ă la galerie Demain, au Sablon, oĂš jâai un espace rien quâĂ moi pour crĂŠer. Câest dans cet environnement que je me sens vraiment ĂŠpanouie et en phase avec ce que jâaime faire le plus.
Vivre de son art nâest pas toujours facile. Comment gères-tu lâaspect marketing et communication ?
Câest une vraie difficultĂŠ pour moi. Je ne suis pas du tout Ă lâaise avec le marketing et la communication. Jâai beaucoup de mal Ă "me vendre", Ă promouvoir mon travail. Si je pouvais, je ferais juste des pots et des tapis, et jâoublierais le reste ! (rires)
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Le truc, câest que pour ĂŞtre visible aujourdâhui, il faut ĂŞtre actif sur les rĂŠseaux sociaux, gĂŠrer son image, et ĂŞtre constamment en train de partager ce que tu fais. Ăa me prend parfois la tĂŞte, parce que ça demande de lâĂŠnergie et du temps que je prĂŠfĂŠrerais consacrer Ă la crĂŠation, mais câest le jeu de lâindĂŠpendance !
MalgrĂŠ les difficultĂŠs, tu continues Ă avancer. Quâest-ce qui te motive ?
Câest clair que câest pas facile tous les jours. Il y a des moments de doute, et parfois, jongler entre la crĂŠation et les cours, câest vraiment pas simple. Mais au final, câest ma passion pour lâart qui lâemporte toujours. Je ne me vois pas faire autre chose. LâidĂŠe de pouvoir, un jour, vivre uniquement de mes crĂŠations, sans avoir Ă donner des cours Ă cĂ´tĂŠ, câest ça qui me pousse Ă continuer. Et puis, chaque petite victoire, comme une pièce rĂŠussie ou un projet qui prend forme, ça me rappelle pourquoi je fais tout ça. Le chemin nâest pas toujours droit, mais avec un peu de persĂŠvĂŠrance, tout est possible !
Quel conseil donnerais-tu Ă quelquâun qui hĂŠsite Ă se lancer dans une aventure artistique ou crĂŠative ?
Je leur dirais de ne pas avoir peur des obstacles. Vivre de son art, câest loin dâĂŞtre simple, et il y aura toujours des moments de doute, des ĂŠchecs, et des remises en question. Mais si tu crois vraiment en ce que tu fais, il ne faut pas lâcher. Le parcours ne sera jamais tout droit, mais chaque ĂŠtape, chaque difficultĂŠ tâapprend quelque chose. Lâimportant, câest de rester fidèle Ă ta passion, de ne pas te laisser dĂŠcourager, et de continuer Ă avancer, mĂŞme si câest petit Ă petit. Ce n'est pas toujours un chemin facile, mais ça vaut vraiment le coup !
Comme Camille, tu aimerais te lancer dans une aventure entrepreneuriale et vivre de ta passion ?
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