Où et pourquoi faire des études de droit à l’université ?
door Student.be
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Cet article s’adresse spécifiquement aux étudiants qui souhaitent étudier le droit à l’université. Si tu envisages de faire ces études dans une haute école, nous te recommandons un article dédié à ce sujet.
Description de la formation de droit
Si tu lis ceci, c’est probablement que tu envisages d'étudier le droit, ou au minimum que ce domaine t’intéresse. Avant toute chose, as-tu déjà ouvert un dictionnaire pour savoir ce qu’est le Droit ?
Selon le Larousse, le droit correspond à « ce qui n’est pas courbe ; rectiligne », à ce qui est « situé du côté opposé à celui du cœur (par opposition à gauche) ». Évidemment, c’est la dernière définition qui nous intéresse : Droit, nom masculin. […] Science qui a pour objet l’étude des lois et des règles de la société : faire son droit. Justice. […]
Nous avons notre point de départ.
Durant cette formation, tu recevras des cours d’introduction aux sciences humaines (histoire, philosophie, psychologie, sociologie, économie politique…) mais aussi des cours juridiques ou encore des cours de langues. Tous ces cours sont généralistes à la base puis se spécialisent au fil du bachelier.
Par exemple, en première année, tu pourrais suivre des cours tels que l'introduction au droit, l'histoire du droit, ou encore des cours de méthodologie juridique. Ces bases te permettront de comprendre les fondements du système juridique et de développer des compétences analytiques essentielles.
En deuxième année, les cours deviennent plus spécifiques, abordant des domaines tels que le droit civil, le droit pénal, ou le droit administratif. Tu commenceras à te familiariser avec les différentes branches du droit et à comprendre comment elles interagissent dans la pratique.
La troisième année te permettra d'approfondir tes connaissances et de te spécialiser davantage. Tu pourras choisir des options en fonction de tes intérêts, comme le droit international, le droit européen, ou le droit des affaires. Cette année est également l'occasion de préparer ton passage vers le master, en te concentrant sur les domaines qui te passionnent le plus.
Durée : 3 ans (Bachelier) – 180 ECTS, 2 ans (Master) – 120 ECTS
Cette formation est-elle faite pour moi ?
Avant de te lancer dans des études de droit, sois sûr·e que tu correspondes bien à cette formation, et qu’elle te convienne en retour. Les rumeurs disant qu’il faut avoir une bonne mémoire lorsque l’on est étudiant·e en droit ne sont pas vraiment de l’ordre du mythique ; en droit, on étudie, on bosse. Vraiment. Il ne suffit pas de s’asseoir en auditoire et d’écouter d’une oreille distraite pour réussir ses examens. Le droit demande de la concentration, de la discipline, et surtout de l’endurance. C’est un marathon intellectuel, pas un sprint.
Il faut comprendre que cette formation ne te transforme pas simplement en spécialiste des textes légaux. Elle forme des esprits capables d’analyser, d’argumenter, de synthétiser. En d’autres mots : il ne suffit pas de tout connaître, encore faut-il comprendre ce que tu apprends, savoir le remettre en contexte, et l’appliquer correctement. Être bon·ne en droit, ce n’est pas simplement réciter des articles, c’est savoir les mobiliser au bon moment, dans le bon cadre, avec la bonne interprétation.
Pour devenir juriste, il vaut mieux faire preuve d’empathie et de pédagogie, de diplomatie, ou encore d’objectivité. Et de polyvalence, car le droit touche à de nombreux secteurs tels que la communication, les langues (l’anglais et le néerlandais sont indispensables en Belgique), l’expression orale et écrite, etc. Il faut être rigoureux·se, doté·e d’un esprit analytique, d’un esprit de synthèse et finalement être quelqu’un d’ouvert, qui n’a pas peur d’aller à la rencontre d’autrui.
On parle souvent d’un profil « complet » : celui ou celle qui sait à la fois écouter et convaincre, qui peut argumenter sans imposer, qui peut faire preuve de recul tout en étant engagé·e dans les débats contemporains. Cela demande une certaine maturité intellectuelle, mais aussi émotionnelle. Le droit, c’est aussi savoir gérer des situations humaines complexes, des conflits, des injustices, des souffrances parfois. Il faut avoir les épaules solides, sans pour autant perdre sa sensibilité.
En résumé : si tu veux un parcours stimulant, si tu n’as pas peur de lire beaucoup, de t’investir dans des raisonnements logiques, de débattre, d’écrire, de chercher la petite faille dans un raisonnement… alors cette formation est faite pour toi. Mais si tu préfères les disciplines plus concrètes, plus expérimentales, ou que tu as du mal à t’organiser dans ton travail personnel, ce ne sera peut-être pas le bon choix. Il vaut mieux en être conscient·e dès le départ, pour éviter les désillusions.
Où puis-je étudier le droit à l'université ?
Certaines facultés ci-dessous n’organisent pas le Master en droit, renseigne-toi consciencieusement sur ce que chaque faculté enseigne, ça évitera les mauvaises surprises. Toutefois, il est au minimum possible de suivre un bachelier en droit dans les universités suivantes :
Bruxelles :
- Université Libre de Bruxelles (ULB) – Bruxelles
L’ULB propose une formation complète en droit, allant du bachelier au master. Située au cœur de la capitale, elle offre un enseignement fortement ancré dans l’actualité juridique et internationale. La Faculté de droit et de criminologie de l’ULB est également connue pour ses projets de recherche et sa participation active aux débats de société.
Saint-Louis organise uniquement le bachelier en droit. Il te faudra ensuite poursuivre ton master dans une autre université (comme l’UCLouvain ou l’ULB). L’environnement y est plus restreint, ce qui favorise un encadrement plus direct, souvent apprécié des étudiant·es qui souhaitent démarrer dans un cadre plus familial.
Brabant wallon :
L’UCLouvain propose à la fois le bachelier et le master en droit. Elle est reconnue pour la qualité de ses enseignements, sa diversité d’options et son réseau international. Le campus de Louvain-la-Neuve, 100 % étudiant, offre un cadre de vie stimulant et un esprit communautaire très développé.
Hainaut :
L’UMons propose uniquement le bachelier en droit. Si tu choisis de commencer tes études ici, tu devras les poursuivre ailleurs pour le master. C’est un environnement plus petit, plus accessible, où les étudiant·es peuvent bénéficier d’un suivi plus personnalisé.
Liège :
- Université de Liège (ULiège) – Liège
À Liège, tu peux suivre le cursus complet, bachelier et master. L’ULiège se distingue par sa faculté pluridisciplinaire et son ouverture vers la recherche et l’international. Des stages, des séminaires pratiques et des collaborations avec des institutions publiques enrichissent l’expérience académique.
Namur :
- Université de Namur (UNamur) – Namur (Uniquement le Bachelier)
La faculté de droit de Namur offre uniquement le bachelier. La taille modeste de l’université permet une atmosphère plus conviviale et un encadrement plus rapproché. C’est souvent un choix stratégique pour les étudiant·es qui souhaitent bénéficier d’un bon suivi pédagogique avant de rejoindre une grande université pour le master.
Il est donc tout à fait possible de faire ton bachelier dans une ville (Namur, Mons ou Bruxelles-Saint-Louis, par exemple), puis de poursuivre ton master dans une autre université. Ce type de parcours en deux étapes est courant et les passerelles entre établissements sont bien organisées.
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Chaque université a son ambiance, ses forces, ses spécialisations. Il est conseillé de participer aux journées portes ouvertes, de discuter avec des étudiant·es en cours de formation et de comparer les programmes. Une bonne info en amont t’évitera bien des tracas par la suite.
Quel(s) Master/autres formations je peux suivre après un bachelier en droit ?
En t’orientant vers un master, tu pourras te spécialiser dans divers métiers du droit (ou pas). Tu pourras suivre un master en droit de l’environnement et droit public immobilier, un master en politiques économiques et sociales, par exemple, et, moyennant quelques adaptations (une année passerelle, par exemple), tu pourrais aussi étudier la criminologie, le journalisme…
Le master en droit est bien sûr la suite logique la plus fréquente. C’est dans ce cycle que tu approfondis tes connaissances acquises en bachelier, que tu choisis une ou plusieurs orientations, et que tu commences à te profiler pour l’avenir professionnel. En général, tu pourras choisir entre des finalités comme : droit public, droit civil, droit pénal, droit international, droit des affaires, droit fiscal, droit social… Certaines universités proposent même des options plus pointues ou des modules en lien avec des enjeux contemporains comme le droit du numérique, le droit de la santé, ou encore la compliance.
C’est aussi au niveau du master que tu pourras effectuer un stage professionnel dans un cabinet d’avocats, une administration, une ONG ou une entreprise. Cela te permettra de te confronter à la réalité du terrain, et parfois même de décrocher ton premier emploi avant même la fin des études. Tu rédigeras également un mémoire de fin d’études, l’occasion de te pencher en profondeur sur une question juridique qui t’intéresse particulièrement.
Mais tu peux également décider de t’éloigner un peu du droit pur, tout en valorisant ton bagage juridique. Par exemple, en te lançant dans un master en criminologie si tu es passionné·e par le système pénal et les comportements déviants. Ou un master en sciences politiques si tu veux lier le droit aux enjeux de gouvernance et de pouvoir. Le journalisme est aussi une voie accessible à condition de compléter ta formation. Le droit t’a appris à argumenter, structurer, analyser l’information : des qualités précieuses dans ce domaine.
Certaines universités ou hautes écoles acceptent des étudiant·es diplômé·es d’un bachelier en droit dans leurs programmes, à condition de suivre une année préparatoire ou une année passerelle. C’est le cas notamment pour des formations dans le domaine de la gestion publique, de la communication, des relations internationales ou même de la médiation. Le droit est une base très riche qui peut t’ouvrir d’autres portes si tu es prêt·e à adapter ton parcours.
Enfin, si tu envisages une carrière spécifique, comme notaire, tu devras suivre un Master en notariat après ton master en droit. Il en va de même pour certaines carrières judiciaires qui exigent des formations complémentaires ou des examens d’entrée spécifiques.
Le bachelier en droit t’ouvre donc de nombreuses portes, parfois là où tu ne les attendais pas. Il ne tient qu’à toi d’explorer, de t’informer, et de construire un parcours qui te ressemble, que ce soit dans le cadre d’un master classique ou en empruntant un chemin plus transversal.
Quelles professions puis-je exercer ?
Après ton master en droit, et dépendant de l’orientation de celui-ci, tu auras la porte ouverte à plusieurs métiers, tels que : avocat, juriste d’entreprise, magistrat, conseiller juridique (pour un syndicat, une association), notaire (si tu as suivi le Master en notariat), huissier, diverses fonctions dans les organisations internationales ou dans la diplomatie, attaché parlementaire, membre d’un cabinet ministériel, agent de l’État, des communautés, des régions, des provinces, des communes ou d’organismes d’intérêt public, enseignant ou chercheur (carrière scientifique et/ou académique).
C’est l’un des points forts du diplôme en droit : il offre une grande diversité de débouchés professionnels. Contrairement à ce qu’on pense souvent, tu ne deviens pas automatiquement avocat·e en sortant des études. C’est une possibilité, bien sûr — et une voie prestigieuse — mais ce n’est qu’un métier parmi d’autres dans le vaste monde juridique.
Si tu veux devenir avocat·e, il faudra prêter serment et effectuer un stage de trois ans (le barreau), durant lequel tu seras supervisé·e par un ou une avocat·e expérimenté·e. Tu seras amené·e à plaider, à gérer des dossiers, à apprendre à rédiger des conclusions, à rencontrer des clients… Un métier aussi exigeant que passionnant, souvent synonyme d’adrénaline, de travail d’équipe et de veille juridique constante.
Tu peux aussi travailler comme juriste d’entreprise, où tu seras la personne de référence pour tout ce qui touche aux contrats, à la réglementation, à la protection des données, à la conformité… Un poste clé dans n’importe quelle entreprise un peu structurée. Les ONG, les mutuelles, les banques, les hôpitaux, les grandes institutions publiques : tous ont besoin de juristes pour faire tourner la machine dans le respect du cadre légal.
Tu peux également devenir magistrat : juge, substitut du procureur, juge d’instruction… Ces fonctions nécessitent généralement de réussir des examens très sélectifs, mais elles permettent d’occuper un rôle central dans la chaîne judiciaire. Tu peux aussi travailler comme huissier de justice, greffier, ou intégrer une carrière notariale, si tu as choisi la bonne spécialisation en master.
Et si le monde politique t’intéresse, sache que le droit est une porte d’entrée fréquente dans ce secteur. Tu pourrais devenir attaché parlementaire, conseiller dans un cabinet ministériel, ou encore rejoindre des institutions internationales (Commission européenne, Cour européenne des droits de l’homme, ONU, etc.). La diplomatie, les affaires étrangères, le droit international humanitaire ou environnemental sont également des domaines où les profils juridiques sont très appréciés.
Le secteur public regorge lui aussi d’opportunités : agent pour une administration communale, régionale, fédérale, ou encore dans des organismes d’intérêt public, dans l’enseignement, dans la recherche… Le droit est partout, car chaque décision publique s’inscrit dans un cadre légal.
Et tu n’es pas sans savoir que de nombreux politiciens étaient à la base des juristes, tels que Nelson Mandela, Barack Obama, Nicolas Sarkozy ou encore Didier Reynders, pour ne citer qu’eux. Le droit t’offre des outils pour comprendre et agir sur le monde. C’est une formation qui t’apprend à penser avec précision, à argumenter avec justesse, à prendre position avec responsabilité.
Une autre piste ? À toi de voir ! Il existe aussi des juristes dans la culture, dans le sport, dans les médias, dans les ONG, dans la cybersécurité… De nouvelles fonctions émergent chaque année, liées aux évolutions technologiques ou sociales. À toi de construire ton chemin.
Si tu veux en apprendre davantage sur les études en droit à l’université, nous t’invitons à jeter un coup d’œil au témoignage d’Eve, étudiante en BAC2 à l’ULB.
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