Les macarons selon Michaël Labro
par Student.be
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Student.be a rencontré Michaël Labro, maintenant en quatrième année de médecine, qui a commencé à vendre ses macarons en faisant du porte-à-porte. Aujourd'hui, il est à la tête d'une entreprise de renommée internationale au succès grandissant, produisant plus de 2 millions de macarons par an.
C'est un peu par hasard que tout a commencé. Michaël, passionné de pâtisserie, commence en dernière année de secondaire à tester des recettes de macarons dans sa cuisine. Suivant le conseil de son meilleur ami et voulant se faire un peu d'argent de poche, Michaël et son ami se mettent à vendre des macarons en faisant le tour des maisons avoisinantes.
Petit à petit, les clients de M&A macarons (du nom de Michaël et son ami Antoine) deviennent de plus en plus nombreux et Michaël, qui leur laisse alors sa carte de visite, reçoit de plus en plus d'appels pour des commandes de macarons. En parallèle, il se lance dans des études de médecine et ouvre un premier atelier afin de faire face aux demandes toujours plus nombreuses des clients. Avec le temps, les charges de l'entreprise s'alourdissent et sa troisième année en médecine ne lui facilite pas la tâche. Il décide alors de s'associer avec Philippe, qui venait de revendre sa société d'agro-alimentaire de 160 employés, et un nouvel atelier est ouvert. Son meilleur ami, ayant alors d'autres ambitions, quitte l'entreprise.
En 6 mois, l'entreprise, qui prend alors le nom de PMSweet (du nom de Philippe et Michaël) - à traduire "douceurs de l'après-midi" -, voit son chiffre d'affaire multiplié par 9. L'atelier ouvert il y 6 mois est maintenant trop petit pour faire face aux demandes toujours grandissantes et l'entreprise est en cours de déménagement vers un zoning.
PMSweet compte actuellement 6 employés à temps plein, 50.000 macarons par semaine, et bien que ce soit une petite organisation, elle vend ses macarons sucrés et salés en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Luxembourg. Ils projettent de rentrer sur le marché anglais et chinois. À ses débuts, Michaël investisait 50€ pour ses premières machines. Maintenant, les investissements vont de 15.000€ à 70.000€ par machine et la production tourne autour des 2.500.000 macarons par an.

Les avantages du rôle d'entrepreneur ? On touche à tout, on ne fait jamais le même métier. En une journée, on peut être à la production, s'occuper du marketing, de papiers administratifs, chercher de nouveaux clients, voyager, etc. On change souvent d'occupation et il y a toujours quelque chose à faire. Bien que le chiffre d'affaire soit de presque d'un million d'euros, Michaël ne se paie pas et se considère comme bénévole dans sa propre société, ce qui a permis aussi d'investir plus d'argent dans l'organisation et d'avoir une meilleure croissance.
Consultez aussi notre liste de premiers emplois!
Cependant, être entrepreneur prend beaucoup de temps et il y a certains sacrifices à faire. Avec les cours de médecine ça devient très difficile et le désir d'entreprendre prend petit à petit le dessus sur l'envie de poursuivre les études.
A l'avenir, PMSweet aimerait encore s'agrandir à échelle internationale, notamment en se lançant en Chine et en Angelettere. PMSweet sera d'ailleurs présent en octobre à Cologne pour participer à la foire Anuga qui est la plus grande foire alimentaire mondiale.
Son conseil aux étudiants : "C'est maintenant qu'il faut le faire, et il faut le faire soit par passion, soit par handicap. Par handicap ? Si tu vois quelque chose qui ne fonctionne pas ou qui te pose problème, cherche une manière d'y remédier et lance-toi ! C'est le bon moment en tant qu'étudiant car les responsabilités sont moindres qu'avec une famille à gérer."
Pour les intéressés et les gourmands, le site : www.macaronsma.com.
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